Hors piste ski : de Val d’Isère aux Lofoten, une même façon de skier
Le hors-piste, ski aux pieds, commence là où s’arrêtent les dameuses : une combe de Val d’Isère au lendemain d’une chute de neige, une arête des Lofoten qui plonge vers la mer. Deux terrains à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, et une même façon de les skier avec vous : la neige lue chaque matin, la montée en peaux, puis la descente qu’on attendait depuis le sommet.
Val d’Isère, là où tout commence
Tout part de la Tarentaise. Boris Malesset, fondateur de PowderWeGo, skie hors-piste en professionnel depuis 2001 et travaille à Val d’Isère depuis 2005 ; l’école de ski PowderWeGo y a ouvert ses portes en 2022. C’est là que se sont fixées les habitudes qui nous suivent partout.
Une journée de ski hors-piste à Val d’Isère commence avant la première benne. On regarde le bulletin du jour, le vent de la nuit, l’orientation des pentes qui ont pris le soleil la veille. Ensuite seulement, on choisit le secteur. Sur place, chacun porte un sac à dos airbag, un DVA, une pelle et une sonde, et le test des DVA se fait au départ, avant le premier virage.
Puis vient la neige. Une combe encore lisse, les skis qui s’enfoncent, la poudreuse qui remonte jusqu’aux genoux. Le groupe skie un par un dans les passages exposés et se regroupe à l’abri, là où le moniteur l’attend.

La montée en peaux, le fil qui relie tout
À Val d’Isère, les remontées mécaniques font une bonne partie du chemin, et quelques minutes en peaux suffisent souvent pour gagner un vallon que personne n’a tracé. C’est le premier pas vers le ski de randonnée, et c’est celui qui compte le plus pour la suite : coller ses peaux, trouver son rythme, apprendre la conversion dans une pente raide.
Aux Lofoten, ce geste devient toute la journée. On part souvent du bord de mer, peaux sous les skis, et la trace s’élève entre les bouleaux avant de gagner les crêtes. Le silence s’installe, on n’entend plus que le frottement des peaux et le souffle du groupe. Au sommet, la mer est partout, et la descente vous ramène vers elle.

Lire la neige, ici comme là-bas
Le manteau neigeux de Tarentaise et celui d’une île arctique se ressemblent peu. La méthode, elle, voyage avec nous : bulletin du jour, observation sur le terrain, choix de l’itinéraire, puis décision au pied de chaque pente. L’échelle européenne du danger d’avalanche, de 1 à 5, sert de langage commun d’un pays à l’autre.
Le reste s’apprend avec le temps et avec ceux qui transmettent. L’ANENA forme depuis longtemps les pratiquants en France, et nos journées sur la neige prolongent ce travail : creuser un profil, sonder, comprendre pourquoi une pente bien exposée attend l’après-midi. Savoir renoncer fait partie du métier, et c’est souvent ce qui ouvre les plus belles descentes le lendemain.
Les Lofoten, la mer au bout de la descente
La saison va de mars à avril : des journées qui s’allongent, une lumière rasante, des sommets qui tombent directement dans la mer. Le séjour ski de randonnée aux Lofoten part de Svolvær, sur l’île d’Austvågøy, et reprend tout ce qui se pratique à Val d’Isère : la lecture de la neige, la montée en peaux, six skieurs par guide, le soin du détail. Le site de l’office de tourisme des Lofoten donne une bonne idée de l’archipel, de ses villages de pêcheurs et de ses routes.
Japon, Islande, Groenland : la même trace
La même façon de skier vous attend sur nos autres terrains. Le ski au Japon se vit à Hokkaido, sous les arbres, dans une poudreuse légère. Le ski en Islande se fait en héli-rando sur la péninsule des Trolls : l’hélico vous dépose le matin, les peaux prennent le relais ensuite. Le ski au Groenland part chaque jour de notre bateau, au pied de montagnes que seule la mer dessert. Toutes nos destinations se retrouvent sur la page voyage ski.
Qui vous encadre
Sur chaque sortie, à Val d’Isère comme en voyage, un moniteur de ski diplômé BEES, spécialisé hors-piste, et/ou un guide de haute montagne UIAGM. L’équipe et son parcours sont présentés sur la page qui sommes-nous du site de l’école.
Commencer par une journée à Val d’Isère
Une journée ou une semaine avec nous en Tarentaise prépare le voyage en douceur : vous y prenez le rythme de la montée en peaux, les réflexes de sécurité, l’habitude du groupe, et vous partez ensuite vers le nord avec des gestes déjà familiers. Pour un premier pas, la page ski hors-piste à Val d’Isère présente nos sorties encadrées. Pour un voyage, dites-nous quand vous voulez partir et à combien, nous vous répondons sous 24 h.
Les questions qu’on nous pose
Le ski hors-piste, c’est quoi ?
C’est skier en dehors des pistes balisées et damées, dans une neige naturelle, sur un terrain que personne ne sécurise contre les avalanches. On y skie avec un sac à dos airbag, un DVA, une pelle et une sonde, et avec un professionnel qui choisit l’itinéraire selon les conditions du jour.
Quel niveau de ski pour partir aux Lofoten ?
Il faut être à l’aise hors-piste dans des neiges variées et prêt à enchaîner les montées en peaux, jour après jour. Une journée ou un stage à Val d’Isère permet de le vérifier ensemble avant le départ.
Quand partir aux Lofoten pour skier ?
La saison va de mars à avril. Notre départ 2027 a lieu du 13 au 20 mars, au départ de Svolvær.
Qui encadre les sorties et les voyages ?
Un moniteur de ski diplômé BEES, spécialisé hors-piste, et/ou un guide de haute montagne UIAGM, à Val d’Isère comme en voyage.




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